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La légalité du HHC et des nouveaux cannabinoïdes de synthèse en France en 2025

La légalité du HHC et des nouveaux cannabinoïdes de synthèse en France en 2025

La légalité du HHC et des nouveaux cannabinoïdes de synthèse en France en 2025

La question de la légalité du HHC (hexahydrocannabinol) et des nouveaux cannabinoïdes de synthèse en France en 2025 est devenue centrale pour les professionnels du chanvre, les utilisateurs de cannabis médical, les boutiques de CBD, mais aussi pour les consommateurs soucieux de leur santé. Entre évolution rapide des molécules disponibles, réponses réglementaires parfois complexes et enjeux de santé publique, il est essentiel de comprendre précisément le cadre juridique et les risques associés.

Définition du HHC et des nouveaux cannabinoïdes de synthèse

Le HHC est un cannabinoïde hydrogéné, présenté comme un dérivé du THC. Il peut être obtenu à partir de cannabinoïdes naturels issus du chanvre (CBD, THC) par hydrogénation, ou par des procédés plus largement assimilables à de la synthèse chimique. Sur le marché, il a été proposé sous forme de :

À côté du HHC sont apparus très rapidement d’autres molécules, souvent appelées « nouveaux cannabinoïdes de synthèse » :

Ces composés se distinguent des cannabinoïdes naturels du chanvre (CBD, CBG, CBN, etc.) par :

Cadre légal général des cannabinoïdes en France

En France, la réglementation des substances psychoactives repose principalement sur le Code de la santé publique (CSP) et sur des arrêtés listant les substances classées comme stupéfiants.

Les principaux textes de référence sont :

En parallèle, la France doit tenir compte des conventions internationales (Convention unique sur les stupéfiants de 1961) et des alertes sanitaires européennes, notamment celles de l’EMCDDA (Observatoire européen des drogues et des toxicomanies).

Le classement du HHC, HHC-O et HHC-P comme stupéfiants

Face à l’essor rapide des produits au HHC en 2022–2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a engagé une procédure de classement. Sur la base d’éléments toxicologiques, pharmacologiques et d’alertes sanitaires, le HHC et certains de ses dérivés ont été assimilés à des substances présentant des risques comparables au THC.

Par un arrêté du 13 juin 2023 modifiant l’arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants (Journal officiel de la République française), la France a officiellement classé :

parmi les substances stupéfiantes.

Ce classement signifie que :

Pour les acteurs du chanvre (magasins de CBD, sites de e-commerce, laboratoires) cette décision a marqué un tournant : les références contenant du HHC ont dû être retirées du marché français, sous peine de sanctions administratives ou pénales.

Situation en 2025 : HHC et nouveaux cannabinoïdes de synthèse

Au 1er semestre 2025, le cadre posé par l’arrêté de 2023 reste la base juridique pour le HHC, HHC-O et HHC-P : ces molécules demeurent classées comme stupéfiants en France. Toute commercialisation à destination du bien-être, de l’aromathérapie ou des usages dits « récréatifs » est donc interdite.

Pour les « nouveaux cannabinoïdes de synthèse » (en dehors de ceux explicitement nommés dans l’arrêté), la situation est plus évolutive :

À noter : mon information s’arrête à l’état du droit connu jusqu’en octobre 2024. En 2025, il est indispensable de vérifier les versions à jour de :

Différence entre CBD légal et HHC interdit

Pour les consommateurs comme pour les professionnels, il est important de distinguer le CBD légal du HHC classé stupéfiant.

Le CBD (cannabidiol) bénéficie, en France et en Europe, d’un statut particulier :

En revanche, le HHC a été explicitement classé comme stupéfiant par la réglementation française, indépendamment de sa source (chanvre ou synthèse). La notion de « produit dérivé du chanvre » ne suffit donc pas à rendre un produit légal :

Cannabinoïdes de synthèse, aromathérapie et huiles essentielles

Dans le domaine de l’aromathérapie et des huiles essentielles, la tentation est parfois grande de proposer des produits enrichis en cannabinoïdes « nouvelle génération » en les présentant comme des solutions de bien-être ou de relaxation. Sur le plan réglementaire et sanitaire, cela pose plusieurs problèmes :

Pour une pratique d’aromathérapie responsable, il est fortement recommandé de :

Risques juridiques pour les professionnels et les consommateurs

La commercialisation et l’usage de HHC et de nouveaux cannabinoïdes de synthèse classés ou assimilables à des stupéfiants exposent à des risques significatifs :

Les autorités sanitaires recommandent par ailleurs une grande prudence vis-à-vis des produits achetés sur Internet, souvent présentés comme « légaux » mais non conformes à la réglementation française ou européenne.

Perspectives d’évolution réglementaire

La dynamique observée depuis 2020 laisse penser que la réglementation continuera d’évoluer rapidement en 2025 et au-delà :

Pour les acteurs du chanvre bien-être, de l’aromathérapie et des huiles, la stratégie la plus pérenne consiste à :

Pour les personnes intéressées par les effets thérapeutiques des cannabinoïdes (douleurs, troubles du sommeil, anxiété, etc.), il est essentiel de distinguer :

En 2025, toute démarche responsable autour du chanvre, du cannabis médical et de l’aromathérapie nécessite donc une compréhension fine de la frontière entre cannabinoïdes autorisés et cannabinoïdes classés comme stupéfiants, ainsi qu’une mise à jour régulière sur l’évolution des textes officiels.

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